Comment planter un prunier : guide étape par étape avec photos
Comment planter un prunier : guide étape par étape avec photos
Planter un nouveau prunier est une expérience excitante. On dit que le meilleur moment pour planter un arbre, c’était il y a vingt ans, mais le deuxième meilleur moment, c’est aujourd’hui. Chaque nouvel arbre planté représente un acte d’espoir et d’anticipation.
Introduction de notre nouveau prunier
Notre nouveau prunier est la dernière addition à notre jardin forestier. Il deviendra le cœur d’une guilde de fruitiers complétant les autres plantes déjà présentes sur notre propriété. Nous avons la chance de posséder plusieurs arbres matures, dont un prunier patrimonial, plusieurs pommiers, et deux cerisiers aigres.
Préparation à la plantation d’un nouveau prunier
Le processus de conception
La plantation d’un prunier ne doit pas commencer par le travail physique. Elle doit commencer par une observation et une conception soigneuses, suivant les principes de la permaculture.
Observation et interaction
Le processus de conception commence par l’observation. Réfléchissez aux caractéristiques de votre site :
- Climat et microclimat.
- Les patterns de soleil et d’ombre.
- Site abrité ou exposé.
- Régime de pluie et circulation de l’eau.
- Type de sol et caractéristiques.
- Autres plantes et faune existantes dans la zone.
Le zonage de votre jardin
Pensez également aux mouvements humains dans votre jardin. Les zones de permaculture garantissent que les éléments que nous visitons le plus souvent soient proches de notre maison, désignée comme zone zéro.
Analyse des systèmes
L’analyse des systèmes consiste à examiner tous les éléments d’un système et comment ils s’articulent pour minimiser le temps et l’effort nécessaires au bon fonctionnement. Pensez aux chemins pratiques entre les différents éléments et à la fréquence à laquelle vous les visiterez.
Choisir un nouveau prunier
Le prunier que j’ai choisi est un Prunier Victoria. Ce cultivar vient de la variété « œuf » de Prunus domestica ssp. intermedia. Bien adapté à ma zone climatique, il est robuste et rarement attaqué par des maladies. Ses fruits, passant du vert jaunâtre à un rouge-pourpre, mûrissent en septembre et sont sucrés et savoureux.
Préparer la zone de plantation
La zone de plantation se situe dans le quadrant nord-est d’un verger mural exposé au sud. Nous avons commencé par enlever le vieux prunier et toute autre végétation de la zone.
Créer le trou de plantation
Après avoir retiré l’ancien prunier, j’ai veillé à creuser un trou assez large et profond pour accueillir les racines du nouveau prunier, trois fois plus large que le système racinaire.
Planter le nouveau prunier
J’ai positionné le prunier dans le trou en veillant à écarter les racines. J’ai ajouté de l’humus pour encourager une connexion fongique bénéfique, puis rempli le trou de terre en fermant délicatement.
Mulch et entretien
Après la plantation, j’ai ajouté une couche de compost autour du prunier, en évitant de mettre du paillis contre le tronc pour éviter la pourriture. J’augmenterai chaque année le paillage organique et arroserai bien le prunier en période sèche jusqu’à ce qu’il soit établi.
La guilde du prunier
Bien que ce ne soit pas encore le moment d’ajouter les plantes compagnes, je prévois d’introduire d’autres espèces qui aideront le prunier à prospérer, comme :
- Des arbustes comme les boutures d’Elaeagnus, qui fixent l’azote.
- De la consoude, pour ses racines profondes et comme fourrage pour les poules.
- Des plantes herbacées comme le millefeuille, la stellaire, etc.
- Des plantes couvre-sol comme le trèfle et les fraises sauvages.
Conclusion
Bien qu’en plein hiver, le prunier et le jardin forestier n’aient pas encore fière allure, nous pouvons anticiper avec espoir ce que les saisons à venir apporteront.
